J'étais à présent sur le pas de la porte. Stressée, je savais que derrière celle-ci, se cachait une vraie tornade qui détruirait tout sur son passage. Moi en particulier. Je pris une grande inspiration et ouvrit la porte. Le calme complet. Ma mère n'était peut être pas rentrée de son travail après tout. Je poussai un soupir de soulagement.
Tout à coup, j'entendis des bruits. Ou plutôt ... Des pas. Oh non ! Maman. Si elle n'était pas aussi furieuse, je lui aurai bien dit que le fait de plisser son front lui donnerait des rides !
« - Jessica Vasseur ! Je peux savoir pourquoi le proviseur m'a appelé ?! Non ... Je sais très bien pourquoi ! Je crois que tu me dois quelques explications, cria-t-elle.
- je peux tout t'expliquer. Hier j'ai bien fait un tag sur la façade car je... je n'ai pas de raisons valables. Mais les autres fois, je te promets que ce n'est pas moi !
- Je n'en veux pas de tes promesses ! Ne t'ai-je donc pas appris à toujours dire la vérité ?
- C'est ce que je fais ! Et depuis combien de temps ne t'es-tu pas occupée de ma vie ? Tu ne sais même pas ce qu'il se passe dans ma tête ! Tu n'en a aucune idée ! Et je crois bien que tu t'en contrefiches !
- Oh ! Je n'arrive pas à croire ce que tu viens de dire ! Ne serais-tu pas en train d'insinuer que je suis une mauvaise mère ?!
- je ne préfère pas répondre à ta question !
- monte dans ta chambre ! Et je te préviens, tu es privée de sortie pendant 2 semaines !
- peu m'importe. De toute manière je ne sors plus depuis la mort d'Alexis !
Je tressaillis rien que d'avoir prononcé son nom. Ma mère le remarqua et voulu me prendre dans ses bras pour se faire pardonner. Elle avait enfin remarqué
mon chagrin. Cependant, je la repoussais et montai dans ma chambre, furieuse, mais surtout triste. Depuis combien de temps n'avais-je pas souri ?
***
Le lendemain, mon réveil sonna. Je n'eus aucune envie de me lever. Ce que je ne fis pas d'ailleurs. Je me nichais sous les couvertures et essayais de me rendormir. Dans la journée, mes amis m'appelèrent mais je ne répondis pas. Certainement s'inquiétaient-ils, cela faisait plus d'une semaine que je les évitais. Ils devaient se faire du souci. Mais je n'avais aucune envie de leur parler. Je ne mangeais pas. Ni le midi, ni le soir. Je n'en avais pas la force, et la vie m'importait peu ces derniers jours.
***
- Jessica ! me cria ma mère, exaspérée. Je ne sais vraiment plus ce qu'il y a à faire avec toi. Cela fait deux semaines, où tu enchaines dégradations, insolence, et tu sèches sans arrêt les cours ! Et si tout cela ne suffisait pas, tu ne manges presque rien ! Regarde comment tu es devenue ! Tu es anorexique.
- Maman arrête ! Je vais très bien. Je suis tout à fait normale.
- Normale ?! On voit tes os, ton teint est terne, et tu es fatiguée à longueur de temps !
- Mais tout cela, c'est car je ne dors pas assez la nuit, répliquais-je bien que j'avais du mal à y croire moi-même.
- Non, ma fille, ca ne peut plus durer. J'ai pris une décision.
Elle s'attendait à ce que je la coupai où que je répliquai encore à sa dernière phrase. Cependant, je ne le fis pas. J'attendais qu'elle continue.
- Eh bien, commença-t-elle, j'ai contacté un médecin, ton père qui en ce moment est au Japon, et ils m'ont dit que ce que j'avais décidé était ce qu'il y avait à faire.
- Maman, ne tourne pas autour du pot, dis moi. Répondis-je impatiente.
- J'ai décidé de t'inscrire dans un camp spécial, où l'on surveillera ton alimentation, on te remettra dans le bon chemin et tu pourras continuer tes études tranquillement là-bas.
Je n'étais pas sure d'avoir très bien compris, ou plutôt, je ne voulais pas comprendre.
- Tu vas me mettre dans une sorte de pension pour anorexique ?!
- je n'appellerais pas ça une pension chérie, juste ...
- ne m'appelle pas « chérie », je t'en prie, dis-je en lui coupant la parole.
Je montai les marches jusqu'à ma chambre quand ma mère m'interrompit.
- Jessica, tu ferais mieux de préparer tes bagages.
- Quoi ?!
- Bah oui, tu vois tu pars ... demain midi.
- Tu m'annonces que tu me mets dans un centre pour anorexique et en plus, tu me dis ça la veille ?! Tu n'aurais pas pu t'y prendre avant ???
- Je ... je suis désolée.
- Et je peux savoir où je vais exactement ?
- Tu vas vers Paris.
- Pa... Paris, tu veux que je quitte la ville ?
- je suis obligée, c'est l'un des seuls centres du genre en France.
Je remontai les marches et m'affalai sur mon lit avant d'étouffer des cris dans mon oreiller. Je commençai à pleurer toute les larmes de mon corps. Quitter ma ville ? Je ne pouvais pas, c'était au dessus de mes forces. Tous mes meilleurs souvenirs étaient gravés ici, et sans eux je ne suis plus rien. Et puis, il y a Victor que je vais devoir quitter. J'ai perdu mon petit ami, je vais devoir me séparer de mon meilleur ami ... Plus rien de me retenait maintenant.
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Suite peu intéressante & courte je l'avoue
Mais essentielle pour le reste de l'histoire
Je pense que l'écriture est plus visible
Qu'au premier chapitre que j'ai rectifiai aussi
Votre avis ?
3 commentaires pour être prévenue du 3ème chapitre
Bisous chères lectrices
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